La question tombe au dîner, au retour d’un conseil de classe, ou quand un cousin annonce son école. Et toi, tu veux faire quoi plus tard ? Votre enfant hausse les épaules. Je ne sais pas.
Pour un parent, cette réponse inquiète, surtout quand une date de vœux approche. Pourtant, à quinze ou dix-sept ans, ne pas savoir est très courant. Le vrai sujet n’est pas qu’il ne sache pas encore. C’est de l’aider à chercher sans chercher à sa place.
J’ai été enseignante pendant près de vingt ans, et conseillère pédagogique auprès d’élèves en difficultés. J’ai souvent vu ce « je ne sais pas » s’ouvrir, à condition de lui laisser un peu d’espace.
Ce que « je ne sais pas » veut souvent dire
Derrière les mêmes mots, les situations ne se ressemblent pas. En voici quatre, parmi les plus fréquentes.
- Il ne connaît pas les métiers. Il en connaît une dizaine, ceux de son entourage et des séries qu’il regarde. Difficile de choisir dans une liste aussi courte.
- Il a une idée, mais il n’ose pas la dire. Parce qu’elle ne ressemble pas à ce que sa famille attend, ou parce qu’il craint d’être moqué.
- Il a peur de se tromper. Un choix d’orientation lui paraît définitif, alors qu’il ne l’est presque jamais.
- Il n’a pas envie d’y penser maintenant. La fatigue de l’année, ou le simple fait que tout le monde lui pose la même question.
Repérer laquelle de ces situations est la sienne change déjà la façon d’en parler avec lui.
Ce qui l’aide, et ce qui le bloque
La meilleure volonté du monde peut refermer la conversation. Quelques déplacements simples la rouvrent souvent.
| Plutôt que | Essayez |
|---|---|
| « Tu veux faire quoi plus tard ? » | « Qu’est-ce que tu as aimé faire cette année, en cours ou ailleurs ? » |
| Proposer des métiers | Lui faire rencontrer des personnes qui les exercent |
| Parler du métier final | Parler de la prochaine étape, et de ce qu’elle laisse ouvert |
| Comparer avec un frère, une cousine | Partir de ses goûts à lui, même s’ils vous surprennent |
| Tout régler en une discussion | Revenir au sujet par petites touches, sans pression |
Une journée d’observation, un stage, une porte ouverte, un salon de l’étudiant apportent souvent plus qu’une heure de discussion. Ils donnent à votre enfant des images concrètes, et ces images deviennent des repères.
Gardez aussi en tête qu’une filière n’est pas un métier. Beaucoup de parcours se construisent par étapes, et un premier choix peut se corriger en chemin.
Les ressources gratuites à connaître
Avant toute démarche payante, plusieurs interlocuteurs existent, et ils sont là pour ça.
- Le professeur principal, qui connaît le dossier scolaire et le calendrier de l’établissement.
- Les psychologues de l’Éducation nationale, spécialisés dans l’orientation, qui reçoivent les élèves au centre d’information et d’orientation (CIO) et dans les établissements.
- L’Onisep, l’organisme public d’information sur les formations et les métiers, avec ses guides et ses fiches métiers.
- Parcoursup, pour les vœux après le bac, avec son calendrier et les fiches détaillées de chaque formation.
Ces ressources gèrent les procédures, les dossiers et les dates. Il est utile de continuer à les suivre, quoi que vous décidiez par ailleurs.
Quand un regard extérieur aide
Il arrive qu’un adolescent parle plus librement à une personne extérieure à la famille. Pas parce que ses parents s’y prendraient mal, mais parce qu’il n’a rien à prouver à quelqu’un qu’il ne connaît pas.
C’est le sens des deux forfaits d’orientation que je propose, à Nice ou à distance.
- Coaching orientation jeune, en 2 séances d’1 h, pour 300 €.
- Coaching orientation jeunes plus de 16 ans, en 4 séances d’1 h, pour 480 €.
Le travail part de sa situation à lui. Ce qui l’attire, ce qui l’ennuie, ce qu’il a déjà essayé, ce qu’il croit impossible et pourquoi. Les métiers et les formations viennent ensuite, quand ces repères existent. La décision, elle, reste la sienne.
Le détail des deux forfaits est sur la page coach orientation scolaire à Nice.
Questions fréquentes
Est-il trop tard en terminale pour ne pas savoir ?
Non. Beaucoup d’élèves formulent leurs vœux sans projet arrêté, et un premier choix après le bac peut encore évoluer. L’important est de choisir une étape qui laisse des portes ouvertes.
Faut-il faire un test d’orientation ?
Un test peut ouvrir des pistes et lancer la conversation. Il ne décide de rien. Ses résultats valent surtout par la discussion qu’ils permettent ensuite.
Mon enfant doit-il venir seul aux séances ?
La place du parent se décide au premier échange. Présent à tout, à une partie, ou pas du tout, selon l’âge et la demande.
Un coaching d’orientation remplace-t-il le CIO ?
Non. Le CIO et l’équipe éducative gardent les procédures, les calendriers et les dossiers. Un coaching apporte un temps de réflexion, avec une personne extérieure à la famille.
À partir de quel âge ?
Les âges couverts par chacun des deux forfaits se précisent au premier échange. Le second porte les plus de 16 ans dans son nom, et convient aux élèves qui approchent des choix d’après le bac.
Mon ado peut-il appeler lui-même ?
Oui, et c’est souvent un meilleur départ. La personne qui choisit est celle qui parlera pendant les séances.
M’appeler
Que l’appel vienne de vous ou de votre enfant, il peut être court. Sa classe, ce qui est en train de se décider, et le temps qu’il reste avant l’échéance suffisent pour savoir si l’un des deux forfaits lui convient.
Appelez-moi au 06 66 93 89 78, ou écrivez-moi à christel.louvet@gmail.com.
Article publié le 21 septembre 2026.
